Qu'est-ce qu'un multiplicateur des dépenses publiques ?

Qu'est-ce qu'un multiplicateur des dépenses publiques ?

Le multiplicateur des dépenses publiques est une théorie décrite par Kahn dans les années 1931 et reformulée par la suite par John Maynard Keynes. Prenant à contre-pied les principes classiques, le sujet reste au cœur des débats dans le domaine des sciences économiques en ce qui concerne la véracité de ses répercussions, notamment entre les différentes écoles de la doctrine économique.

Le multiplicateur des dépenses publiques par définition

Dans sa définition classique, le multiplicateur des dépenses publiques ou multiplicateur Keynésien désigne le rapport entre la variation d'une dépense et celle du revenu qu'elle produit. Ainsi, lorsque la demande s'accroît, cet accroissement s'exprime à travers l'augmentation de la production, qui elle-même, va générer une augmentation de la demande. La demande provoque la production. Cette dernière amène à la création de plus d'emplois avec de nouveaux salaires et par conséquent, de nouvelles demandes vont apparaître. Dans ce cas de figure, à la base, une dépense initiale va soutenir la demande et à travers une hausse de la demande, une multitude de dépenses successives va s'en suivre.

Les dépenses, à la base du mécanisme de l'effet multiplicateur

Le multiplicateur des dépenses publiques est un mécanisme mis en place pour générer une hausse des demandes par le biais de la dépense et dans le but d'engendrer de nouvelles de dépenses. La théorie keynésienne de l'effet multiplicateur relate à cet effet un double visage de la dépense. Pour l'agent économique initial détenteur de la somme, il s'agit d'une dépense, tandis que pour un second agent, la dépense correspondante à une demande représente son revenu.

Le concept de l'effet multiplicateur

L'effet multiplicateur se joue essentiellement entre la vague de dépense et celle du revenu. Par exemple, en prenant en considération qu'un montant de 100 euros dépensé par l'État génère une demande d'un même montant, la somme va augmenter le revenu de son bénéficiaire.

A son tour, ce revenu va être employé, soit pour couvrir une dépense soit pour constituer une épargne. La proportion marginale de consommation des ménages a été fixée à 0,8, soit représentant 80% de leur revenu supplémentaire pour les dépenses de consommation et 20% réservés à l'épargne. Ainsi, dans l'exemple pris, le bénéficiaire initial de la somme de 100 euros va faire une épargne de 20 euros. Lorsque les 80 euros sont consommés, ils seront placés dans le revenu d'un second bénéficiaire qui en dépensera 64 euros sur 16 euros épargnés, et le même procédé va se poursuivre jusqu'à ce que les sommes redistribuées décroissent à 0 et que l'effet prenne fin.

Juriste et expert dans le domaine financier, Cyrille Vernes (découvrez son profil sur Viadeo en cliquant ici : http://fr.viadeo.com/fr/profile/cyrille.vernes) estime que dans l'état actuel des choses, en matière d'investissement, l'établissement d'une stratégie à long terme reste la meilleure alternative, avec tous les à-coups qui peuvent l'accompagner. En effet, si l'Etat rentre dans l'endettement, c'est bien pour relancer l'économie via l'investissement à travers l'effet multiplicateur.

Cyrille Vernes reste persuadé que procéder à une analyse financière de qualité, associée à une bonne gestion de la société est l'outil indispensable qui permet de faire face à la nouvelle situation et ainsi, de promouvoir le développement d'une société et corollairement, celui de l'économie.